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L’après-vivre des morts

Résumé : Beaucoup a été dit sur la mise à distance de la mort dans les sociétés occidentales du second XXe siècle, après qu’elles ont sombré à corps perdu dans la violence extrême des guerres et des crimes de masse. En proie à une sécularisation toujours plus profonde, doublée d’une forte tendance à la médicalisation, elles auraient cherché à esquiver le cru de la mort – remisé dans l’univers aseptisé de l’hôpital, délégué à une chaîne de professionnels. À ce cadre de pensée, qui postule jusqu’au déni de la mort, un renouvellement des travaux sur le deuil s’intéresse toutefois aux possibilités de liaison entre des réalités données pour séparées. S’il est indéniable, par exemple, que certains rituels funéraires font l’objet d’un long désinvestissement, d’autres s’élaborent avec l’époque. Peau tatouée, vêtement de deuil, minute de silence, traversée attentive d’un cimetière de quartier ou quête des traces disparues : voici quelques-unes des explorations d’un lien aux morts qui s’agite de façon parfois subreptice, inattendue, et traverse aussi la chair des vivants.
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https://hal-u-picardie.archives-ouvertes.fr/hal-03643708
Contributeur : Louise Dessaivre Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : samedi 16 avril 2022 - 14:48:26
Dernière modification le : lundi 18 avril 2022 - 03:34:55

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Clémentine Vidal-Naquet, Anouche Kunth, Stéphanie Sauget. L’après-vivre des morts. Sensibilités : histoire, critique & sciences sociales, Anamosa, 2020, Et nos morts ?, vol. 8 (2), pp.6-8. ⟨10.3917/sensi.008.0006⟩. ⟨hal-03643708⟩

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