A complex relationship to politics : transition magazine (1927-1938) - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Chapitre D'ouvrage Année : 2010

A complex relationship to politics : transition magazine (1927-1938)

Apolitisme et engagement, des relations complexes, la revue transition (1927-1938)

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Résumé

In the US as well as in Europe, the end of the 1920s and the beginning of the 1930s are characterized by the politicization of the intellectual field. Little magazines such as New Masses, Front, The Left, Leftward, Anvil, or Partisan Review are examples of this trend. Right from 1927, and until 1938, transition, the American little magazine edited by Eugene Jolas in Paris, claims an apolitical stance in keeping with a coherent editorial line : in the wake of Joyce and the surrealists, transition focuses on the dream and launches its famous « Revolution of the Word ». However, despite this editorial bias, transition casts an original light on the politicization of the American intellectual community. First, the study of transition shows how some of its old contributors progressively move towards commitment, for example by stopping their collaboration to transition and starting collaborating to « committed » magazines. What is more, transition reports in its own pages the opposition it triggers. For example, the magazine publishes in 1928 a manifesto called « New York: 1928 » in which Malcolm Cowley, Matthew Josephson and others reject the vulgarity and the comfort of the American bourgeois as well as the false claims of the exiles, considered as epicurians and impostors. Eventually, we will see that even though New Masses and transition have very different agendas, the two magazines develop complex relationships that challenge a radical opposition between « dreamers » and committed writers.
Entre 1927 et 1938 est publiée, principalement à Paris et en anglais, la revue américaine d'exil transition, dirigée par le journaliste et poète américain Eugène Jolas, né en 1894 d'un couple francoallemand. À bien des égards, transition est l'une des revues les plus importantes de sa période. Pendant onze anslongévité rare pour une « petite revue » 1-, transition, tirée à quatre mille exemplaires (soit en moyenne quatre fois plus que ses consoeurs) et diffusée en France, mais aussi aux États-Unis et en Angleterre, ouvre ses vingt-sept numéros de plus de deux cents pages en moyenne à quelque cinq cents artistes et écrivains internationaux. Parmi les collaborateurs les plus connus et les plus réguliers figurent Hart Crane, dont sont publiés de larges extraits de The Bridge, Gertrude Stein, William Carlos Williams, mais aussi James Joyce, dont le Finnegans Wake, sous le titre de Work in Progress, paraît pour la première fois en série et dans sa quasi-intégralité. transition publie également en exclusivité les premiers textes de Samuel Beckett et de Jacques Prévert et propose pour la première fois à un public anglophone des oeuvres de Kafka (première traduction de La Métamorphose
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Identifiants

  • HAL Id : hal-03647288 , version 1

Citer

Céline Mansanti. Apolitisme et engagement, des relations complexes, la revue transition (1927-1938). Écriture et engagement aux États-Unis: 1918-1939, 2010, 978-2-7080-1252-3. ⟨hal-03647288⟩
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